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DES CAVES DES ABRUZZES AUX TABLES DES CONNAISSEURS DU MONDE ENTIER : LE PÉRIPLE DES VINS DRAGANI

De la cĂŽte des Trabocchi, Ă Ortona en Abruzzes, aux tables des connaisseurs italiens, europĂ©ens et mondiaux, les acheteurs sont nombreux, Ă©galement Ă lâĂ©tranger, Ă choisir chaque jour pour accompagner leurs repas, un vin des caves Dragani : un bon vin rouge de Montepulciano ou un blanc Trebbiano, fidĂšles Ă la tradition des cĂ©pages originaires des Abruzzes, et depuis quelques temps le Chardonnay.
Nous avons demandĂ© Ă Grazia Dragani, Ă la tĂȘte de cette entreprise, quel est le secret de ce succĂšs, et quels sont les prochains dĂ©fis Ă relever.
Madame Dragani, dans vos caves, personne ne semble avoir oubliĂ© la tradition qui remonte Ă deux siĂšcles environâŠ
En effet, notre tradition vinicole est trĂšs curieuse et ancienne. Nous avons dĂ©couvert quâen 1812, Emanuele Dragani, maire de Caldari di Ortona, produisait dĂ©jĂ du bon vin, quâil commercialisait dans toute la rĂ©gion. Sous le signe de la perpĂ©tuation, mon grand-pĂšre puis mon pĂšre ont acceptĂ© de braver ce dĂ©fi, en commençant dĂšs les annĂ©es 1960 Ă vendre du vin au dĂ©tail et en dame-jeanne, dans une cave de Pescara. De cette Ă©poque, rĂ©sultent la construction de lâentreprise Ă Caldari di Ortona, et lâutilisation de techniques dâembouteillage modernes, qui nous ont permis dâĂȘtre au mĂȘme niveau que bien des pays europĂ©ens et mondiaux. Le mĂȘme soin et souci du dĂ©tail quâautrefois sont prodiguĂ©s jour aprĂšs jour Ă toutes les bouteilles produites, pour lesquelles, au respect de la tradition se rajoute notre volontĂ© dâinnover continuellement, en utilisant tous les nouveaux outils Ă notre disposition.
Et aujourdâhui, quels sont les rĂ©sultats ?
Une production égale à neuf millions de bouteilles à l'année, une entreprise comptant trente employés, et un chiffre d'affaires de sept millions d'euros.
Quel est le produit qui reflĂšte le plus lâimage de votre entreprise ?
Il sâagit dâun Montepulciano Barricato, vieilli en fĂ»t de chĂȘne, d'un rouge rubis chaleureux tirant de lĂ©gĂšres nuances violacĂ©es, structurĂ© en bouche, et au parfum trĂšs fruitĂ©. Il se marie trĂšs bien aux viandes rĂŽties, et remporte un franc succĂšs Ă lâĂ©tranger.
Vers quels pays sâoriente votre marchĂ© dâexportations ?
En ce qui concerne lâEurope, nous entretenons de solides rapports avec lâAllemagne, la Belgique, la Grande-Bretagne et la Hollande, et pour les marchĂ©s extra-europĂ©ens, avec les Etats-Unis et le Canada. Ă titre d'exemple, le Montepulciano est trĂšs demandĂ© en Belgique, alors quâau Canada on prĂ©fĂšre le Trebbiano et le Pinot.
Pour les années à venir, y-a-t-il un marché qui vous intéresse plus particuliÚrement ?
Nous suivons avec beaucoup dâattention la Chine et le Japon, qui laissent prĂ©sumer une croissance et un dĂ©veloppement important. Ce sont des marchĂ©s Ă suivre en raison des vins commandĂ©s par ces pays, qui sont des crus de grande qualitĂ©. DerniĂšrement, nous avons reçu plusieurs demandes pour le Chardonnay. Pourtant, ce nâest pas un cĂ©page de la rĂ©gion comme le Trebbiano ou le Pecorino, mais nous voulons tenter ce pari, vu qu'il existe une grande marge de dĂ©veloppement sur le marchĂ©, pour ce produit.
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