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ALENIA AERMACCHI, LE FLEURON DE L'AÉRONAUTIQUE « MADE IN ITALY »

7 000 avions produits, 2 000 professionnels qualifiés introduits dans l’équipe et une crédibilité sur le marché mondial consolidée dans le temps avec intelligence et application : ce sont les valeurs ajoutées d’Alenia Aermacchi, fleuron de l'aéronautique italienne. Nous avons posé quelques questions à l'administrateur délégué, Carmelo Cosentino.
Aermacchi et la tradition : qu’est-ce qui a fait que vous êtes devenus une grande entreprise ?
Depuis 1913, Aermacchi construit des avions qui ont écrit l’histoire de l’aviation italienne, en établissant des records encore inégalés et en utilisant le « top » de la technologie disponible. Aujourd’hui, c’est une réalité très enracinée dans le territoire mais sa renommée est internationale.
Quelles sont les secteurs dans lesquels investir pour remporter le défi contre les concurrents au niveau international ?
Alenia Aermacchi est l’une des rares entreprises au monde en mesure de suivre tout le cycle de vie du produit : des conditions requises des machines jusqu’à l’accompagnement du client.
Le cœur de nos activités est l’instruction militaire, sur laquelle nous visons pour produire une gamme complète d’avions pour le parcours de formation des pilotes : de la phase de sélection (screener) à la phase avancée et pré-opérationnelle. Les 54 % du chiffre d'affaires de l’entreprise sont représentés par ce secteur.
Quelle a été la rentabilité de l’investissement que vous avez fait dans ce produit innovant qu’est le simulateur de vol M-346 et quels seront en revanche les nouveaux produits lancés sur le marché qui identifieront Aermacchi à l’avenir ?
L’M-346 Master se caractérise par ses prestations et ses qualités de vol d'une excellence absolue. Il s’agit d’un produit destiné à rester sur le marché pendant plus de 30 ans, avec des mises à jour et des améliorations.
Dans les 25-30 prochaines années, on estime en effet une demande de plus de 2 000 simulateurs avancés dont nous avons l’intention d’acquérir une part de 30 %.
Croyez-vous qu'appartenir à un groupe tel que Finmeccanica ait eu des effets positifs sur certains marchés étrangers particulièrement importants, comme par exemple celui des États-Unis ?
Le marché aéronautique a changé en profondeur depuis qu’une réalité de tradition fondamentalement nationale, comme Macchi, réussissait à vendre dans le monde uniquement grâce à un bon produit et à l’agressivité commerciale de ses cadres. Il n’y a plus de place pour ceux qui ne sont pas au minimum excellents dans leur propre créneau.
En 2003, Aermacchi est entré chez Finmeccanica et ceci lui a permis de se présenter avec de meilleures accréditations sur les marchés étrangers.
La récente expérience de Finmeccanica pour l’hélicoptère présidentiel VH-71 et l'avion de transport tactique C-27J, est propédeutique à la campagne de l’M-346 aux États-Unis, déjà mise en œuvre avec la demande de renseignements de la part de la force aérienne américaine.
Quelles sont en revanche les pays sur lesquels vous fixerez votre attention dans le futur ?
Des perspectives intéressantes se sont ouvertes avec la sélection de la part des Émirats arabes unis de 48 machines et les campagnes en cours à Singapour, en Grèce, en Pologne, en Autriche, au Qatar et en Arabie Saoudite. Il y a aussi l’initiative du programme « Advanced European Jet Pilot Training » qui intéressera les forces aériennes de neuf pays européens.
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